Diagnostic et traitements de l'endométriose
Définition et physiopathologie de l'endométriose
Le délai moyen pour établir un diagnostic endométriose reste
malheureusement de 7 ans, soulignant l’importance d’une sensibilisation accrue des
professionnels de santé.
Conseil pratique : Tenez un journal de vos douleurs pendant 2-3 cycles pour
faciliter l’évaluation médicale lors de votre consultation.
Examens d'imagerie et bilans biologiques
- L’échographie endovaginale constitue l’examen de première intention pour le diagnostic
endométriose. Réalisée par un radiologue expérimenté ET LABÉLISÉ , elle permet aussi de visualiser les kystes ovariens endométriosiques (endométriomes) et d’évaluer l’atteinte des organes pelviens. Cette technique détecte efficacement les lésions ovariennes et peut identifier certaines formes d’endométriose profonde. - L’IRM pelvienne permet de cartographier précisément les lésions d’endométriose profonde. Elle offre une vision globale des organes pelviens et permet de planifier une éventuelle intervention chirurgicale. Les séquences spécialisées révèlent les adhérences, les nodules recto-vaginaux et l’infiltration des organes adjacents.
- Ziwig Endotest® – Nouveauté 2025 : Ce test salivaire innovant est désormais pris en charge par l’Assurance Maladie depuis le 11 février 2025 dans le cadre du forfait innovation*. Il est indiqué chez les femmes de 18 à 43 ans présentant des symptômes évocateurs d’endométriose lorsque l’imagerie est négative.
Accès pour les patientes corses : Ce test est disponible au CHB et à l’hôpital privé du Sud.
À retenir : L’imagerie à la recherche d’endométriose nécessite une préparation spécifique pour optimiser la qualité des images. ( normalcol )
Traitements médicamenteux
Les traitements hormonaux constituent souvent la première ligne thérapeutique pour contrôler
les symptômes de l’endométriose. Les pilules œstroprogestatives en prise continue permettent
de supprimer les règles et réduisent significativement les douleurs pelviennes. Cette approche
simple et accessible améliore la qualité de vie de nombreuses patientes.
Le traitement de base consiste à empêcher la survenue des règles (pilule en continu ou DIU
hormonal). L’objectif est de limiter la progression de l’endométriose et de diminuer les douleurs.
Le traitement de base consiste à empêcher la survenue des règles (pilule en continu ou DIU
hormonal). L’objectif est de limiter la progression de l’endométriose et de diminuer les douleurs.
Question fréquente : « Quelles hormones pour soulager mes douleurs ? »
Le choix dépend de votre profil, vos projets de grossesse et votre tolérance. Votre
gynécologue adaptera le traitement à votre situation personnelle.
Chaque endométriose est unique. Le choix du traitement est toujours individualisé,
en concertation entre la patiente et l’équipe soignante.
Options chirurgicales
- La chirurgie ne peut être envisagée qu’ en dernier recours après échec de tous les traitements conservateurs, chez des patientes dont le projet parental est définitivement accompli et présentant des symptômes réfractaires invalidants..
- Les techniques chirurgicales évoluent constamment, intégrant robotique et technologies d’imagerie peropératoire. Ces innovations améliorent la précision des gestes et réduisent les risques de complications, particulièrement lors de résections complexes impliquant rectum ou Vessie.
Important : Toute intervention chirurgicale doit être réalisée par une équipe expérimentée en
endométriose, idéalement dans un centre de référence, avec une décision opératoire prise en RCP ( Réunion pluriprofessionnels )
Prise en charge de la douleur
- Les antalgiques classiques (paracétamol, anti-inflammatoires) constituent le premier recours pour gérer les douleurs liées à l’endométriose. Cependant, leur efficacité reste souvent limitée face à l’intensité des symptômes. L’association de plusieurs molécules et l’adaptation des posologies optimisent leur action.
- Une prise en charge dans un centre antidouleur, notamment au centre de référence d’Ajaccio, peut être nécessaire pour adapter les traitements.
Soins de support
L’approche multidisciplinaire intègre kinésithérapie pelvienne, ostéopathie, suivi diététique,
yoga, relaxation, acupuncture, sophrologie, hypnose et accompagnement psychologique. Ces
thérapies complémentaires, bien qu’encore peu évaluées scientifiquement, apportent un
soulagement appréciable à de nombreuses patientes en complément des traitements
conventionnels.
La patiente pourra sélectionner un professionnel de santé spécialisé dans l’endométriose dans
notre annuaire et ainsi bénéficier de soins de support adaptés avec des professionnels formés et labélisés par la filière.
Suivi et réévaluation
Le suivi post-thérapeutique s’adapte au traitement choisi et à l’évolution clinique.
Les patientes sous hormonothérapie bénéficient d’une consultation tous les 6 /12 mois pour évaluer l’efficacité et la tolérance. Les examens d’imagerie de contrôle ne sont pas systématiques en l’absence de symptômes inquiétants.
Après chirurgie, la surveillance comprend une évaluation de la récidive douloureuse et du statut
reproductif.
Comprendre sa maladie permet aux patientes de mieux gérer leurs symptômes et d’optimiser leur qualité de vie. Les associations de patientes jouent un rôle précieux dans cet accompagnement au long cours.
Votre professionnel de santé de niveau 1 saura vous orienter afin de réaliser les examens nécessaires.